Grève reconduite à Paris XI et motion de l’AG 2


donzaud-11La grève a été reconduite jusqu’au 9 mars, lors de l’assemblée générale du 2 mars 2009  (5 voix contre, 40 abstentions et plus de 400 voix pour).

La motion suivante a été adoptée (contre 0, abstention 15, pour plus de 200) :

Motions de l’AG Etudiants/Personnels de l’Université Paris XI, 2 mars 2009

En complément de la motion votée par l’assemblée générale du 9 février 2009 (annexe 2) l’assemblée générale du 2 mars réaffirme:

1. L’assemblée générale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre.

2. Nous, étudiants et personnels de l’Université Paris XI, personnels techniques et administratifs, personnels des organismes de recherche, enseignants, chercheurs et enseignants-chercheurs, proclamons notre unité dans le combat pour défendre un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, démocratique, collégial et émancipateur. Nous nous opposons au processus de destruction des services publics français mis en œuvre par le gouvernement.

3. Nous prenons acte du communiqué de presse du premier ministre en date du 25 février, nous observons l’art de l’esquive et les manœuvres dilatoires du gouvernement, nous constatons que celui-ci continue d’ignorer nos exigences, dont celle de l’abrogation de la LRU, et nous apportons solidairement les réponses suivantes :
– nous refusons « la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants » tant que cette réforme et celle des concours n’ont pas été retirés, retrait qui doit être suivi d’une consultation nationale sur les métiers de l’enseignement
– nous ne pouvons nous satisfaire que le décret sur le statut des enseignants-chercheurs soit « entièrement réécrit ». Nous exigeons qu’il soit entièrement retiré comme condition préalable à l’ouverture de véritables négociations avec tous les représentants de la communauté universitaire.
– nous ne pouvons nous satisfaire du gel des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs pour 2010 et 2011 et continuons d’exiger le rétablissement immédiat de tous les postes supprimés en 2009 ainsi que la mise en place d’un plan pluri-annuel de créations de postes statutaires.

4. Nous apportons notre soutien aux motions de la Coordination nationale des universités réunie à Paris 10 Nanterre le 20 février 2009, à l’appel de la coordination étudiante du samedi 28 février ainsi qu’à la motion des personnels BIATOSS de l’UPS 11 (voir annexe1).

5. Nous exigeons la non diminution du nombre de postes offerts à tous les concours de l’Education Nationale. Nous réaffirmons l’importance de se lier aux collègues enseignants de la maternelle au supérieur pour préparer des journées d’actions communes.

6. Nous exigeons le maintien des organismes de recherche dans leur rôle d’opérateur de recherche et nous nous opposons catégoriquement aux suppressions de postes annoncées.

7. Nous exigeons la banalisation de toutes les journées d’actions et nous demandons au CEVU d’accepter le report en septembre de la 2e session pour les filières qui le souhaitent.

Annexe 1

ORSAY EN LUTTE AG du 2 mars 2009
LES PERSONNELS BIATOSS DE L’UPS 11 DEFENDENT LES POSITIONS SUIVANTES

  • La remise en cause des conséquences de la Loi sur la mobilité qui est une atteinte au Statut de la Fonction Publique.  Ils revendiquent une mobilité choisie et non subie.
  • Le maintien des attributions des commissions administratives paritaires
  • L’opposition à l’externalisation de leurs missions
  • La revalorisation des régimes indemnitaires pour atteindre, dans un premier temps, les taux moyens interministériels.
  • Une évolution statutaire permettant une amélioration des rémunérations ( revalorisation indiciaire) et des déroulements de carrière.

Les personnels BIATOSS sont opposés à une gestion locale et individualisée de leur carrière. Ils revendiquent une évolution statutaire dans le cadre interministériel et dans le respect du statut de la Fonction Publique.

Annexe 2

Motion 1 :
PARIS 11
AG des personnels et des étudiants du 9 Fèvrier 2009
Face à des réformes mises en place sans concertation
Face au mépris et aux propos insultants
L’Assemblée Générale inter-composantes (Université – EPST ) des personnels et étudiants de
l’Université Paris 11, réunie le 9 février 2009, EXIGE
•   La restitution des 923 postes supprimés dans l’enseignement supérieur et la recherche et un
plan pluriannuel de création de postes ainsi que la restitution des chaires EPST-Université
aux EPST
•   Le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants chercheurs, qui supprime tout
cadre national dans la gestion des services et des carrières.
•   Le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et 2nd degré
et le rétablissement de l’année de formation en alternance et rémunérée des enseignants
reçus au concours
•   Un cadre national des diplômes et des statuts
•   L’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et leur maintien en tant
qu’opérateurs de recherche indépendant en reconnaissant leurs rôles de garants d’une
cohérence nationale.
•   Le retrait du contrat doctoral et une réelle amélioration du statut des doctorants et des jeunes
chercheurs
•   La résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les ITA, les BIATOSS et la
titularisation des contractuels.
•   De solutions concrètes aux problèmes de précarité des étudiants (logement, petits jobs, …).
•   L’arrêt de l’individualisation des carrières, notamment la PFR.
•   L’augmentation des bas salaires et la revalorisation du point d’indice
•   L’arrêt de la destruction du système de formation professionnel universitaire (IUT)
•   Abrogation de la LRU
•   Restitution des moyens et prise en compte des besoins pour les dotations et l’arrêt du
système SYMPA
•   Réduction des services d’enseignement de tous les enseignants-chercheurs avec la création
des postes correspondants
•   Arrêt des suppressions de postes de la maternelle à l’université
L’Assemblée Générale se déclare attachée à la démocratie, la collégialité, l’indépendance et la
liberté qui font l’essence de l’Université et de la Recherche et que les politiques actuelles visent à
détruire.
L’Assemblée Générale s’oppose à la destruction progressive d’un service public de plus :
l’Enseignement et la Recherche alors qu’il est urgent d’investir dans ces secteurs.
L’Assemblée Générale demande au Conseil d’Administration de voter cette motion et au président
de porter et de défendre cette motion auprès de la CPU et face au ministère.


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2 commentaires sur “Grève reconduite à Paris XI et motion de l’AG